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Le Petit Bulletin (09/2010) Frankenstein in love Quand le docteur Frankenstein tombe amoureux, |
c'est d'une chanteuse de variété à qui il va tenter de redonner vie. Avec L'Éternelle fiancée du docteur Frankenstein, une création librement inspirée du roman de Mary Shelley et du film de James Whale, la compagnie lyonnaise La Cordonnerie propose un fabuleux ciné-concert tout en musiques et bruitages en direct, à voir à la Rampe début décembre. Ce spectacle est accessible aux enfants à partir de huit ans : en les invitant à réfléchir sur la mort ou l'acceptation de la différence, Samuel Hercule et sa troupe n'oublient pas de teinter le rendu d'humour et prouvent, une fois encore, qu'une proposition pour enfant peut être intelligente, drôle et décalée.
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Paris mômes (04/2010) Ali Baba, tête d’affiche Ne ratez sous aucun prétexte ce nouveau spectacle de la très inventive |
compagnie de la Cordonnerie.
Acteurs, cinéastes, musiciens : ils savent tout faire et ils ont un talent fou pour raconter les histoires. A l’écran et sur scène, ce sont les mêmes : Métilde Weyergans et Samuel Hercule interprètent en direct (avec quelques complices) les dialogues, les bruitages et la musique de films muets qu’ils ont eux-mêmes réalisés avec une grande créativité. Cette fois, ils nous content l’aventure d’Ali Baba et les 40 voleurs légèrement adaptée : l’histoire se passe au bord d’une petite départementale quelque part dans un coin de Franc paumé. Ali et son frère Cassim gèrent une station-service. Quant aux voleurs, ils chevauchent des Harley Davidson plutôt que des dromadaires… On ne vous en dira pas plus, à part notre enthousiasme pour ce spectacle !
Maïa Bouteillet
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La Scène (n° 56, Printemps 2010) Compagnie La Cordonnerie Ali Baba et les 40 voleurs |
Hybride, atypique et remarquable dans son aboutissement, Ali Baba et les quarante voleurs, de la compagnie La Cordonnerie, est un rare petit bijou : il s’agit d’un ciné-concert très spécial, ou plutôt d’un « spectacle de cinéma musical », comme le définissent les membres de la troupe.
C’est-à-dire d’un petit film muet, réalisé par la compagnie et projeté sur grand écran, dont le bruitage et la musique originale sont joués devant nous sur la scène par quatre musiciens bruiteurs conteurs. Le film en lui-même est réjouissant : imaginez le conte Ali Baba revisité en version western-spaghetti, où les quarante voleurs sont des motards à longs manteaux de cuir, et où le jeune Ali Baba s’ennuie à tenir une station service isolée. Ajoutez à cela un vrai sens du décor, un son où l’humour point sans cesse, et un scénario joliment ficelé : vous aurez le coup de cœur de la saison.
Orianne Charpentier
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Poly (02/2010) Si nous nous penchons sur ces Lyonnais bien chaussés, c’est pour la qualité et l’originalité des |
spectacles qu’ils proposent : des films dont la musique, les dialogues et les bruitages sont post-synchronisés en direct. La compagnie travaille en deux temps. La réalisation d’ « objets de cinéma muet, sans son », puis la seconde écriture, scénique cette fois-ci, exécutée par les comédiens, le batteur, la pianiste et autres bruiteurs.
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Le Petit Bulletin (10/2009) Les petits d’aujourd’hui ne connaissent pas Frankenstein. Pourtant, quand le film réalisé par |
la Cordonnerie commence, tous plongent immédiatement dans l’histoire du docteur bravant le plus grand des tabous en ressuscitant les morts.
Nul besoin de maîtriser la filmographie de James Whale, ni même de connaître par cœur l’œuvre de Mary Shelley pour appréhender ce travail, La Cordonnerie propose sa vision toute personnelle de Frankenstein. Le doteur Frankenstein, abandonné par ses parents alors qu’il n’était qu’un bébé, passe tout son temps enfermé dans son cabinet de travail. Il parvient à ressusciter une grenouille, mais ses travaux de recherche sont ignorés par les autres médecins. Bouleversé par la disparition d’une jeune chanteuse de variété, Anna Doray, Frankenstein décide de lui redonner la vie en secret.
Créateur et créature
Comment la créature va-t-elle s’adapter ? Sa différence pourra t-elle être acceptée par les autres et par elle-même ? Que faire des sentiments qui attachent le créateur à sa créature ? Qu’est-ce qui fait un être humain ? Autant de questions que La Cordonnerie pose aux plus jeunes (et aux autres) en ne versant jamais dans la facilité. Le film projeté est intelligent, drôle, tout en suggestion. Sur scène, des musiciens-acteurs-chanteurs-bruiteurs assurent la bande-son du film en direct, pour 50 minutes de grand spectacle, à partir de 8 ans.
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Le Progres.fr (08/2009) « Coupez ! » Le chariot sur rail qui porte la cameraman recule, et la scène va être refaite. |
Hier, dans la maison Vermorel, une étrange créature chantait. La luxueuse habitation a été transformée en lieu de tournage pour le ciné-concert, l'éternelle fiancée du Docteur Frankenstein. Coproduit par le théâtre de Villefranche, c'est le directeur qui a insufflé l'idée de cette ancienne habitation. Ainsi, après la Barbe Bleue, Ali Baba et les 40 voleurs, la Cie La Cordonnerie, de Lyon, se lance dans un nouveau projet. L'équipe, composée d'une vingtaine de personnes, réalise les images qui seront projetées lors du spectacle. Les sons seront eux, joués en direct. La projection devrait durer 45 à 50 minutes. « Elle peut être vue à partir de huit ans. Il n'y a pas tellement l'aspect gore, on va beaucoup le présenter pour le jeune public » explique Samuel Hercule, acteur et réalisateur. Et il ajoute : « C'est très adapté, on a gardé l'idée de créature dans une conception plus romantique ». Hier, deux scènes ont été tournées, et la fin du tournage est elle prévue fin août.
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L’Alsace (02/2009) La Barbe Bleue, on ne badine pas avec Charles Perrault. La compagnie La Cordonnerie est |
doublement l'hôte de Momix, avec deux productions musico-cinématographiques. Mardi soir, hommage à Charles Perrault. Si vous aimez Walt Disney, il vaut mieux s'abstenir...
Sur scène, un pianiste, un guitariste batteur, un bruiteur, une conteuse. Sur l'écran, le remake cinématographique du vrai conte de Charles Perrault, La Barbe bleue. L'histoire d'un homme certes riche et de fière allure, mais mystérieux et sombre... Celle d'un serial killer qui collectionne les cadavres de femmes tout au fond du couloir, dans le petit cabinet rouge...
Rien à voir avec une version édulcorée fabriquée dans les studios Disney. Dès les premières minutes du film, l'atmosphère est pesante. Les auteurs ont choisi de replacer cette effrayante aventure dans le contexte des années 30, avec des dames élégantes, des messieurs à moustaches, des belles tractions avant et des routes de campagne désertes.
L'humour, certes un peu noir, surgit à tous les instants.
Sur la scène, la musique sculpte la dramaturgie, tout comme la voix inquiète de la conteuse... Pour que tout cela prenne plus de réalité encore, on fait grincer les gonds des portes, résonner le bruit sourd des pas, on débouche aussi le champagne et pétiller les bulles du verre de la condamnée... La célèbre réplique « Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? » ponctue une scène digne de Psychose. Même pas peur ? L'issue heureuse de l'histoire n'a pas complètement rassuré tous les spectateurs ! Mais après avoir affronté La Barbe bleue, on peut dire qu'on est vraiment un grand !
Cette proposition audacieuse a probablement dérangé certains parents. On ne revient pas toujours indemne d'un spectacle de Momix !
FM.
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Paris Mômes (juin-juillet-août 2008) Qui ne connaît la Barbe Bleue, ce cruel châtelain aux épouses sacrifiées ?… |
Le cinéaste Samuel Hercule et la compagnie la Cordonnerie revisitent le conte de manière décalée et poétique dans un film muet en couleurs.
L’histoire se passe cette fois dans les années 30. Une belle voiture roule dans la forêt. Judith et sa sœur Anne filent vers le château de Barbe Bleue.
Le film est porté par une : musique originale jouée en direct et par les voix des comédiens qui chuchotent des passages de l’histoire et s’immiscent dans les pensées des personnages.
Maïa Bouteillet
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Le Dauphiné Libéré (01/2008) L’hexagone propose de démarrer l’année avec un ciné-concert original et novateur : |
« Ali Baba et les quarante voleurs », librement inspiré du conte des Mille et une Nuits.
Avant l’arrivée du parlant, les films muets étaient accompagnés directement sur scène par un pianiste. Les ciné-concerts refleurissent aujourd’hui en reprenant le répertoire des films muets. La Cordonnerie occupe une place atypique dans ce genre car elle le modernise. Ses propres films muets se démarquent de l’esthétique du cinéma muet et son univers sonore, des musiques du début du siècle dernier.
C’est un Ali Baba moderne avec une transposition dans les années 70 sous forme de western qui sera proposé : Ali Baba et son frère sont devenus les gérants d’une vieille station-service aux confins de nulle part où de rares véhicules viennent faire le plein.
« C’est un western dans le western, explique le réalisateur Samuel Hercule, car les deux frères qui ne font pratiquement rien de leur journée attendent avec impatience le moment de la diffusion de leur série préférée. » Il défini aussi son film comme « un western avec une touche de polar, qui donnait envie d’harmonica, de guitare électrique, de corbeaux dans la nuit et de voix rocailleuse. » Sur scène deux musiciens et deux comédiens créent un univers sonore. « Sesame, ouvre-toi » et petits et grands se laissent emporter par cet étrange conte modernisé…
Christiane Dampne
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Le Progrès (10/2006) Pour terminer en beauté leur résidence au théâtre de Vénissieux qui prend fin cette année, |
la compagnie La Cordonnerie nous promet un spectacle qui ne devrait manquer ni d'originalité ni d'intérêt. En effet, comme ils l'avaient fait lors de leur dernière création « La Barbe Bleue », Samuel Hercule et sa complice Métilde Weyergans s'emparent d'un conte traditionnel qu'ils adaptent à leur manière. Cette fois c'est « Ali Baba et les quarante voleurs » qui a été choisi.
On retrouvera le fameux héros du conte des « Mille et une Nuits », non plus à Bagdad mais au bord d'une vieille route située à peu près au milieu de nulle part, dans un monde qui s'apparente à celui de la fin des années soixante-dix.
En effet, Ali Baba, passé par l'imaginaire de La Cordonnerie, gère une station service, épaulé très peu efficacement par son frère Cassim. Leurs journées se passent à guetter d'hypothétiques clients en attendant le western du soir qui imprègne toute leur existence sans grand relief. Jusqu'au moment où surgit la pulpeuse Shéhérazade, et avant que n'interviennent les fameux quarante voleurs sous l'apparence d'une horde de motards crasseux.
Sur la forme, cette création sera également surprenante, même si c'est celle adoptée depuis longtemps par La Cordonnerie, puisque ce sera celle du ciné-concert. Pendant que sera projeté en fond de scène un moyen métrage entièrement conçu par la troupe, comédiens et musiciens seront présents sur le plateau pour y interpréter en direct les dialogues et la bande son du film.
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Le Petit Bulletin (03/2005) Le conte défait Que faire d'une histoire que tout le monde |
connait. Remettre les compteurs à zéro et faire comme si de rien n'était. Cela fait déjà un petit moment que Samuel Hercule et sa compagnie La Cordonnerie s'amusent à repartir de l'origine spectaculaire du cinéma (muet avec accompagnement musical) pour inventer une forme singulière : le film sur l'écran et un groupe sur scène qui, en direct, le sonorise et le met en musique. Avec Demain (probablement), ils arrivaient à une sorte de perfection dans l'hommage amusé à ces histoires sans paroles dont les codes et les gimmicks étaient repris, appuyés et finalement détournés vers un nouvel horizon poétique. Comme pour monter d'un cran et éviter la redite, c'est un conte de Charles Perrault, Barbe Bleue, qu'ils ont décidé d'adapter pour leur nouveau ciné-spectacle.
Droit à la parole
L'ouverture du film reprend l'esthétique de Demain (probablement) : personnages pittoresques évoluant en mouvements saccadés. Clin d'œil : ils ouvrent un rideau rouge pour révéler l'écran sur lequel vont être projetés en noir et blanc les récits des femmes disparues de Barbe Bleue.
Mais c'est une voix (celle de Métilde Weyergans, off et en direct) qui raconte ces histoires-là, signifiant d'emblée que La Barbe Bleue sera plus un film parlant à l'ancienne qu'un film muet moderne (on pense, devant certains plans, à Manoel de Oliveira, un autre cinéaste qui, venu du muet, a toujours joué avec les contraintes et les vertus de la parole). Replacé dans les années 30, isolé dans un château en bord de mer, le conte est suivi avec une grande fidélité : Barbe Bleue (Philippe Vincenot) fait vraiment peur et sa nouvelle épouse, Judith (Cécile Hercule), est vraiment jolie. Couleurs passées, papiers peints outrageusement rétro, transparences visibles et anachronismes assumés (on se passe des films en super-huit dans son salon !) : La Barbe Bleue vise une forme d'intemporalité dont l'effet serait de concentrer toute l'attention sur l'histoire qu'on nous raconte. Miraculeuse réussite puisque Samuel Hercule arrive à plus d'une reprise à nous faire oublier dispositif et inventions visuelles ou sonores, notamment dans les deux grandes scènes du film : l'avertissement de Barbe Bleue et la découverte de la salle interdite. Travelling inquiétant d'un côté, montage ivre de l'autre, on est une fois de plus face à de l'excellent cinéma. Même sentiment dans la séquence climax où la sœur Anne ne voit donc rien venir : tournée et montée comme une scène à suspense, mais brisée de l'intérieur par des contrepoints comiques qui pourtant n'impacte jamais sur son efficacité. La Barbe Bleue réunit avec talent ironie et mélancolie, envie de se laisser embarquer et désir de ne pas se faire avoir, pour le simple plaisir de raconter, encore et toujours.
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Le Dauphiné Libéré (01/2005) C’est un de ces spectacles que l’on ne peut pas ranger dans une petite case (...) Performance est |
sans doute le mot qui définirait le mieux cet objet hybride et passionnant. (...)
Des images impressionnantes par leur qualité de cadrage et de mise en scène, qui rendent hommage à la grande tradition du muet (...) Voilà donc un spectacle poétique et burlesque, un spectacle original et qui n’est absolument pas ésotérique. (...) Au contraire, le plaisir et les émotions du spectacteur sont ce qui intéresse le plus les membres de la compagnie.
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Le Petit Bulletin (03/2004) Samuel Hercule et sa compagnie La Cordonnerie ont réalisé un petit bijou : |
Demain (probablement), un moyen-métrage tourné en muet, puis bruité, mis en musique en direct, bourré de beauté, d’inventions et d’émotions. (...)
Quand l’histoire se met en marche, on reste scotchés par la maîtrise du metteur en scène et le travail de son équipe. Noir et blanc sépia d’une grande beauté, lumière splendide, cadrages remarquables, décors stupéfiants ... (...) Rien n’a été laissé au hasard, et cette précision maniaque dans la mise en scène finit même par libérer toute l’émotion contenue dans un scénario certes simplissime, mais sincèrement touchant (...)
Pour qu’il y ait émotion, il faut que la vie (le live), rencontre la projection, que le travail «fini» soit sans cesse complété par un work in progress et une part d’improvisation. Le retour à l’origine (le muet) n’était qu’un trompe-l’oeil; ce qui intéresse Samuel Hercule, ce n’est pas d’imiter, mais de ré-enchanter les formes anciennes. Le plaisir éprouvé devant Demain (probablement) est à la hauteur de cette jolie ambition.
Christophe Chabert
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Le Progrès (03/2004) Il faut s’imaginer la compagnie « La Cordonnerie » comme un monde à part perdu |
entre des films qui n’existent plus (les films muets) et des objets qui pourraient se trouver dans votre garage: bassine, scie, parapluie d’enfant... Tous ces objets deviennent pourtant des instruments aptes à accompagner et à bruiter, pendant près d’une heure, «La Jeune fille et la mer».